Yom Hashoah, jour du souvenir

Nous avons tous un devoir de Mémoire, que cela nous touche de près ou de loin. Ce matin, en Israël, la sonnerie retentira et nous prierons tous pour nos 6 millions d’âmes arrachées par l’Horreur.
Nos enfants, bien que petits, ont conscience de la Shoah et ont appris l’Histoire, et celle en particulier de leur famille.

Gerszon, Esther, Rose, Guita, Joseph et Henri Farbiarz, immigrés de Pologne en France, furent appréhendés par la police française à leur domicile parisien de la rue des Francs-Bourgeois. Ils avaient été dénoncés par la gardienne de l’immeuble parce que Juifs; alors que le fils aîné Maurice servait la France en tant que combattant. Sur le chemin qui les menait au Vel d’Hiv, seuls Joseph et Henri âgés de 13 et 10 ans sont parvenus à s’enfuir au détour d’une ruelle. Leur mère les avait supplié de courir sans jamais plus se retourner. Le petit Joseph réussira à pénétrer dans le Vel d’Hiv pour tenter de les revoir une dernière fois; mais hélas… l’enfer avait déjà commencé…. et par miracle à en ressortir et rejoindre son petit frère, abandonné seul dans un Paris hostile et coupable.

Le convoi de Drancy pour Auschwitz quitta la France le 24 juillet 1942.

Livrés à eux-mêmes les enfants retrouvèrent leur tante qui veilla sur eux avec bienveillance. À la fin de la guerre Maurice rentra en France.

Never Forget
Never again

Aujourd’hui nous avons un pays et la force de nous défendre.

Toutes mes pensées et mes prières vont à toutes ces âmes et spécialement à la famille de ma mère, Famille Farbiarz.

2 commentaires

  1. sultan-gromb Roselyne

    Guershon ton arrière grand-père frère de Hénia ma grand-mère qui a pris sous son aile et durant toute sa vie ses neveux, d’ailleurs ils l’appelaient « Mimè », c’était elle notre mémoire, elle qui m’a raconté la vie terrible de son »schettel » de Pologne, d’ailleurs sais-tu que Farbiaz est communément celui qui teint la laine!!!! en effet nos aïeux étaient des artisans qui récupéraient la laine pour la teindre. Ils se sont retrouvés à Paris, vivaient très près du « Pletzel » où Yossélè mon grand-père avait sa cordonnerie.Tu dis qu’ils se sont échappés dans une ruelle du quartier, effectivement dès que Hénia a su qu’ils avaient été raflés, elle a envoyé Jeannette qui avait 8 ans pour aller à leur rencontre et les ramener rue du Petit-Musc, puis ils ont pu partir tous vers Lyon et se cacher. La suite tu la connais……….Revoir leurs visages est un moment très intense. Remerciements

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