Rosh Hodesh Chevat livre ses secrets sur la Renaissance et la Paix

Puissent nos prières percer les Cieux
Et ouvrir une à une les portes des sept mondes
Puissent nos lumières illuminer le Am Israël
De la protection Divine
Et répandre la chaleur dans nos foyers
Puisses-tu Mashia’h venir en ce jour du renouveau du cycle de toute chose depuis l’origine
Puisse la sève faire renaître la nature à la vie
Et à une nouvelle ère

Hodesh Tov

Jour de la femme empreint de la puissance de notre téfila 🙏

Allumage des bougies de Rosh Hodesh Chevat à la maison

Quelle est le lien entre Rosh Hodesh, la Lune, la Renaissance du peuple juif, et la délivrance par Mashia’h ?

Notre calendrier hébraïque est basé sur le cycle de la lune et non celui du soleil ; ce même cycle qui régit celui de la femme, en connection permanente avec le satellite de la terre. Tous les Rosh Hodesh, soit le début de chaque nouveau mois, on vit un renouvellement, au niveau physique & psychique. Plus largement, ce renouveau concerne les Sephirodes et le peuple juif dans sa globalité.

En ce mois de Chevat où l’on célèbre la Renaissance de la Nature Tou Bichvat (le 15 du mois de Chevat), on prend la mesure de la notion physique et métaphysique du renouveau qui s’opère alors même qu il ne se voit pas à l’oeil nu. Et pourtant, il est bien présent, se prépare pour éclore triomphalement quelques semaines plus tard. Tout renouveau prend du temps et demande de la patience et de la résilience. Se préparer au changement, c’est aussi accepter une forme de passivité extérieure tandis qu’à l’intérieur toutes les forces sont en marchent. A tous les niveaux, nous appelons à opérer un changement qualitatif, nous prions pour l’arrivée de Mashia’h, nous demandons au Roi du Monde, à notre Papa son soutien, son aide et qu’il nous offre la force nécessaire pour réaliser ce qu’il a prévu pour nous à Rosh Hashanah (la tête de l’année, la nouvelle année). Certains animaux hibernent, tandis que d’autres survivront à l’hiver rude qui pourtant en son coeur se réchauffe déjà de la sève du printemps, de la Renaissance de la nature.

 Je vous propose de lire l’étude éclairée tirée du site fr.chabada.org. sur la signification de la Renaissance :


Adapté d’un discours du Rabbi de Loubavitch

Lorsque D.ieu fit le choix de Son monde, Il y instaura des débuts de mois et d’années. Lorsqu’Il fit le choix de Jacob et de ses enfants, Il y instaura des nouveaux mois de délivrance.

Midrache Chémot Rabbah 15:11

La signification de « Roch ‘Hodech »
Le sujet général du Roch ‘Hodech est le renouvellement (‘hodech vient de ‘hadach, « nouveau »), la renaissance de la Lune après qu’elle ait achevé de décroître jusqu’à disparaître totalement. Et, bien qu’elle n’apparaisse en cet instant que comme un point lumineux, elle inclut déjà potentiellement toute son évolution ultérieure, de même que la naissance de l’homme porte en elle toute sa vie. Cet instant est donc appelé roch, la « tête » du mois, car il est comme la tête qui inclut en elle tout le corps.

Or, la Torah compare le peuple juif à la Lune, et, comme celle-ci, il connaît un renouvellement à chaque Roch ‘Hodech. En effet, le Roch ‘Hodech est le moment où se révèle dans l’âme de chaque Juif l’étincelle de Machia’h qu’elle contient, le niveau de Yé’hida, qui est une parcelle de l’âme du Machia’h (dont l’âme est la Yé’hida collective du peuple juif).  En imprégnant toute les facettes de la personnalité du Juif avec la profondeur de la Yé’hida, cette révélation engendre un renouveau de tout son être, à même d’entraîner la révélation et la venue du Machia’h.

Pourquoi seulement le début ?
Il faut néanmoins comprendre pourquoi c’est précisément la renaissance de la Lune qui évoque la Délivrance messianique et non le moment de la « pleine lune ». Nos Sages ont en effet enseigné que l’âge d’or de l’Histoire juive, au temps du roi Salomon et du premier Temple, fut comparable à la pleine lune : de la même façon qu’il faut quinze jours pour que la Lune soit pleine, il fallut quinze générations depuis Avraham notre père jusqu’à Salomon pour atteindre cette plénitude. Or, sachant que l’ère messianique sera marquée par une perfection encore plus poussée, il semble plus logique de la comparer à une situation de « pleine lune », quand celle-ci brille de toute sa lumière, plutôt que de « nouvelle lune », dans laquelle on commence à peine à en percevoir l’éclat.

Cette apparente incohérence nous mène à conclure qu’il existe une qualité, un avantage inhérent à la « nouvelle lune » qui ne se trouve pas dans la situation de « pleine lune ». C’est cette qualité qui se révélera au sein du peuple juif lors de la Délivrance messianique et c’est pourquoi celle-ci est précisément comparée à la « (re)naissance » de la Lune.      

Torah Box, nous révèle que les initiales de Chevat שבט sont composées de : Chalom (paix) |Brakha (bénédiction) |Tova (Bienfait)

Rabbi ‘Haim Fallagi enseigne que ce mois de Chevat correspond à la sphère kabbalistique Tiférêt (la splendeur) qui correspond à la tribu d’Aharon Hacohen, médiateur qui inspire le CHALOM (la paix) entre tout un chacun. En ce mois de Chevat, on cherche à rétablir la paix dans nos relations sociales et dans nos couples.

Mais comment faire le CHALOM ?

Dans cette démarche du CHALOM, il y a un travail d’humilité à effectuer sur soi. Accepter de lâcher du leste pour offrir l’amplitude nécessaire à la reprise du dialogue avec l’autre. Rabbi Moshé Pinto prend appui sur la gestuelle de la Amida  pour illustrer l’idée selon laquelle on doit apprendre à reculer sur nos positions pour inviter l’autre à faire un pas vers nous dans le CHALOM « Ossé CHALOM » :

© Instagram.com/laminutetsniout

Léa Benacom partage la signification de Rosh Hodesh Chevat, le mois des Bénédictions et du renouveau de la nature avec Tou Bichevat, mais aussi le nôtre :

Je souhaiterais finir cette étude avec l’idée selon laquelle depuis l’année dernière, nous avons entamés la décennie 80 qui correspond à la lettre פ qui signifie פה, la bouche.

Nos sages nous rappellent qu’au temps de Moshé Rabénou la tentation de faire de la Avoda Zara était immense. C’est pourtant une chose que nous autres modernes ne comprenons pas. Mais on apprend qu’Hachem a déplacé les forces de cette tentation vers un autre défi : celui du Lachon Ara (mauvaise langue, parole) et de la Tsniout (attitude de discrétion et d’humilité qui concerne aussi les lois relatives à notre façon de nous vêtir). Tenir notre bouche au propre relève du défi au quotidien. Voilà notre épreuve la plus difficile à réaliser, si tant est qu’on y parvienne. Mais nous devons nous évertuer à tendre vers cet idéal pour nous protéger, préserver l’autre, et nous éloigner toujours davantage des pulsions

Je vous glisse ici l’étude du jour Chevat א du ‘Hafets ‘Haim, Un jour Une Halakha :

Hodesh Tov à tous 💞

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